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Photo — Consultation au centre UZELIA

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Prise en charge de la ménopause

La ménopause n’est pas une maladie, mais elle s’accompagne pour beaucoup de femmes de symptômes qui altèrent réellement la vie quotidienne — et il n’y a aucune raison de les subir sans en avoir discuté.

La période qui précède, la périménopause, est souvent la plus déroutante : les cycles deviennent irréguliers, les symptômes apparaissent alors que les règles sont encore présentes, et l’on hésite à consulter parce que « ce n’est pas encore ça ». C’est pourtant le bon moment pour faire le point.

Ce rendez-vous ne remplace pas un suivi. Cette page décrit une situation fréquente ; elle ne vaut pas avis médical. La conduite est établie en consultation, après examen.

Ce qui se traite, et ce qui se surveille

Les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, les troubles du sommeil et de l’humeur répondent bien à un traitement hormonal lorsqu’il est indiqué. La sécheresse vulvo-vaginale et l’inconfort des rapports relèvent souvent d’un traitement local, efficace et bien toléré, qui peut être proposé seul.

En arrière-plan, deux sujets se surveillent indépendamment des symptômes : la santé osseuse, car la perte de densité s’accélère nettement dans les années qui suivent la ménopause, et le risque cardiovasculaire, qui augmente avec la disparition de la protection hormonale. La consultation est l’occasion d’en faire le point, poids, tension et bilan lipidique à l’appui.

Le traitement hormonal : une décision, pas une prescription automatique

Le traitement hormonal de la ménopause soulage efficacement les symptômes climatériques et préserve la densité osseuse. Il comporte aussi des risques, qui dépendent de la molécule, de la voie d’administration, de l’âge auquel il est débuté et de la durée. Ces éléments ne se résument pas en une phrase, et c’est pourquoi la décision se prend en consultation, après examen des antécédents personnels et familiaux.

Certaines situations le contre-indiquent formellement : antécédent de cancer du sein, accident thromboembolique, pathologie hépatique évolutive. Dans ces cas, des alternatives non hormonales existent et sont discutées. Le traitement, lorsqu’il est instauré, est réévalué chaque année — il n’est jamais donné pour définitif.

Photo — Prise en charge de la ménopause

Sur placeles actes réalisés au cabinet

  • Consultation de ménopause et de périménopause
  • Examen clinique et dépistages adaptés à l’âge
  • Prescription et suivi d’un traitement hormonal ou local
  • Prescription du bilan biologique et de l’ostéodensitométrie
  • Échographie pelvienne

Prise en charge. Il s’agit d’une consultation médicale remboursée par l’Assurance Maladie dans les conditions habituelles, accessible en accès direct, sans passer par votre médecin traitant.

En consultationcomment se passe le rendez-vous

  1. 01

    L’écoute

    Le motif, les antécédents, le cycle, les traitements en cours et les questions que vous apportez. C’est ce temps qui oriente la suite.

  2. 02

    L’examen

    Adapté à votre situation et à votre âge. Chaque geste est expliqué avant d’être fait, et vous pouvez en refuser un.

  3. 03

    Les dépistages

    Vérification de votre calendrier de dépistage et réalisation des prélèvements lorsque c’est le moment.

  4. 04

    La suite

    Ordonnance, examens complémentaires si nécessaire, date du prochain rendez-vous. Vous repartez en sachant ce qui est prévu.

Questions fréquentesprise en charge de la ménopause

À partir de quand parle-t-on de ménopause ?

Le diagnostic est rétrospectif : il est posé après douze mois consécutifs sans règles, en l’absence d’autre cause. La périménopause, qui la précède, peut durer plusieurs années et justifie à elle seule une consultation.

Le traitement hormonal est-il dangereux ?

Ce n’est ni « dangereux » ni « sans risque ». Le rapport entre bénéfice et risque dépend de votre situation, de la molécule, de la voie et de l’âge auquel il est débuté. Il s’évalue individuellement, et il se réévalue chaque année.

Peut-on traiter uniquement la sécheresse intime ?

Oui, très souvent. Un traitement local agit là où le symptôme se manifeste, avec un passage général minime. C’est une option à part entière, y compris chez des femmes chez qui un traitement général n’est pas souhaitable.

Faut-il continuer le suivi gynécologique après la ménopause ?

Oui. Le dépistage du col se poursuit jusqu’à 65 ans, le dépistage organisé du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans, et tout saignement survenant après la ménopause doit être exploré sans délai. Espacer le suivi ne veut pas dire l’arrêter.

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